• 30 novembre 2022

Côte d’Ivoire : « Il est urgent que les prêtres tiennent eux-mêmes des cours de catéchèse »

A l’occasion du lancement de l’année pastorale, les évêques de Côte d’Ivoire ( Cecci) exhortent les prêtres à « assumer pleinement » la catéchèse dans les paroisses.

Depuis 2017, la formation des fidèles à la catéchèse est au centre des attentions de l’épiscopat qui veut former des chrétiens plus engagés dans l’Église et la société ivoirienne.

C’est un rappel de l’épiscopat ivoirien qui intervient à la veille du lancement de l’année pastorale dans les quinze diocèses ivoiriens : « il demeure urgent que les prêtres, eux-mêmes, tiennent des cours de catéchèse ». C’était l’une des résolutions de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (Cecci) lors de sa 121e Assemblée plénière, tenue au mois de mai.

Dans une note pastorale aux prêtres de Côte d’Ivoire, le président de la Cecci, Mgr Ignace Dogbo Bessi, archevêque de Korhogo (nord) les « encourage à assumer pleinement cette charge d’enseignement et de transmission de la Foi », cette année en étant eux-mêmes « responsables d’une classe de catéchèse et d’y dispenser chaque semaine la catéchèse en vue de la réception des sacrements de l’initiation chrétienne ».

Peut-être, suggère la note datée du 30 septembre, pourraient-ils assurer les cours de fin d’initiation en vue decorriger certaines insuffisances intervenues au cours de la formation. « De plus, ces cours seront pour eux, le lieu d’insister sur ce qui caractérise le véritable disciple du Christ, qui ne vit plus par lui-même ou pour lui-même, mais qui s’ouvre à l’Esprit ou qui se laisse ouvrir par l’Esprit, pour mener une vie à l’image du Christ, au bénéfice de ses frères et sœurs », souligne l’épiscopat.

« Une préoccupation brûlante d’actualité »

En Côte d’Ivoire en effet, rares sont les paroisses où les prêtres assurent eux-mêmes les cours de catéchèse. Ce sont les laïcs – des volontaires recrutés par la paroisse après avoir reçu le sacrement de confirmation – qui dispensent les cours à partir de supports produits par la conférence épiscopale. « Par le passé, nous étions directement intégrés dans l’équipe des formateurs, explique Alain Mominé Gueu, animateur de catéchèse à la cathédrale Saint-André de Yopougon. Désormais, il faut suivre une formation de quelques mois et faire un an de stage avant de se voir confier une classe. De plus il y a pour tous les animateurs des formations en cours d’année ».

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Cependant, la qualité de la formation reçue par les catéchumènes reste au centre des préoccupations de l’épiscopat, qui estime que « l’expérience nous montre en effet que nous avons été plus portés à « sacramentaliser » qu’à évangéliser ». En réalité, « l’on s’est peu préoccupé de la qualité de l’apprentissage des vérités de foi pour une adhésion conséquente au Christ et une participation chrétienne plus effective dans les structures sociales et dans les affaires de la cité », reconnaît la Cecci.

Une catéchèse biblique

En impliquant davantage les prêtres dans la catéchèse, l’enjeu serait de former des chrétiens plus engagés dans l’Église et la société ivoirienne. Depuis 2017, l’épiscopat a en outre lancé un grand projet de réformes des supports de formation utilisé pour la formation des enfants, jeunes et adultes, de la première année à la cinquième année, l’année de réception du sacrement de la confirmation.

Les livrets utilisés depuis les années 1970 seront remplacés par de nouveaux, en vue de mieux répondre aux exigences actuelles de la formation des jeunes chrétiens. « Les évêques veulent une catéchèse biblique, a confié à La Croix Africa le père André Doulourou, secrétaire exécutif national chargé de la catéchèse. Nous avons fini le manuel de la première année en y incluant les amendements qu’ils ont suggérés. Les autres niveaux sont en cours de rédaction. »

Source : africa.la-croix

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