• 17 juillet 2024

Rétro: Comment le Maroc et Israël ont accéléré le développement de leurs relations en deux ans

Depuis décembre 2020, date à laquelle le Maroc a repris ses relations diplomatiques avec Israël, les deux pays ont inauguré une étape révolutionnant leur partenariat et aspirant à créer les meilleures relations possibles à tous les niveaux.

Les relations entre les deux pays ont connu la plus importante avancée dans la région arabe ces deux dernières années. Cela s’explique par une volonté commune de rattraper le temps perdu et de célébrer la communauté juive marocaine très importante et active en Israël et le Maroc qui veille aux intérêts et au bien-être de sa communauté juive.

Ce respect et cette considération mutuels qui trouvent leur source dans des liens de sang et une communauté qui se sent chez elle dans les deux pays, sont le moteur d’une relation vouée à être gagnante à tous les niveaux.

En l’espace de deux ans, les deux pays n’ont cessé de développer leur coopération tous azimuts: Politique, économie, culture, éducation et sciences, et dans des domaines d’intérêt commun comme l’agriculture, la gestion de l’eau ou encore la sécurité.

Un total de 30 accords de coopération a été signés ces derniers mois et dont les répercussions sont déjà là. Six grands forums économiques et d’investissement ont été organisés entre Tel Aviv, Casablanca et Marrakech pour promouvoir l’investissement dans les deux pays.

Les échanges commerciaux entre Israël et le Maroc ont augmenté de 213 % fin 2022, selon le Bureau central des statistiques israélien et la ministre israélienne de l’Economie et de l’Industrie, Orna Barbivai, avait annoncé l’intention de porter le niveau des échanges économiques et commerciaux à plus de 500 millions de dollars par an et dont le total s’élève à 130 millions actuellement.

Israël a annoncé l’ouverture d’un bureau commercial à Casablanca en 2023 afin de développer le commerce bilatéral, le lancement de projets communs, et l’investissement notamment des industriels israéliens au Maroc.

Au niveau de la police, l’Inspecteur général de la police israélienne, Yaakov Shabti, s’est rendu au Maroc en août dernier et a été reçu par le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du Territoire, Abdellatif Hammouchi afin de discuter des moyens de coopération sécuritaire et le partage d’expertise.

Dans le domaine de l’éducation et de la recherche scientifique, de nombreux accords ont été signés entre des universités israéliennes et marocaines, comme celui entre entre l’Institut national de recherche agronomique (INRA) et l’Institut israélien Volcani, et entre l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan-II (IAV) et l’Université hébraïque d’Al-Qods pour renforcer la coopération dans le domaine de la recherche agronomique.

Et, un protocole d’accord signé en novembre entre l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et la Compagnie nationale des eaux d’Israël (Mekorot) permettra de créer une coopération bilatérale dans les domaines de l’eau potable et du dessalement de l’eau de mer.

Par ailleurs, un accord important portant sur la création d’une plateforme de recherche pour la coopération universitaire dans les domaines des énergies renouvelables, a été signé entre l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et l’Université Bar-Ilan.

Concernant le secteur du tourisme, la création de lignes directes entre Israël et le Maroc a permis de reconnecter la diaspora marocaine résident en Israël à leur pays d’origine. Ainsi, les vols hebdomadaires entre les deux pays s’élèvent à 17 vols actuellement permettant d’atteindre 200.000 touristes israéliens dans les prochaines années.

Enfin, le secteur culturel n’est pas en reste puisque la Fondation nationale des musées (FNM) et le Conseil international des musées d’Israël (ICOM) ont signé un accord pour renforcer les liens professionnels et culturels entre les deux institutions, en plus de l’organisation de plusieurs manifestations musicales et théâtrales mettant en avant la fusion entre les deux pays.

On ne pourra pas, en fin, occulter l’aspect armement. En effet, la coopération militaire entre les deux parties ne cesse de se développer et a permis au Royaume de faire un bond en avant dans l’amélioration de sa « force de frappe ».

Ainsi, selon le Middle East Institute (MEI), le Maroc et Israël ont construit leur alliance naissante « sur une histoire et des flux de population communs ». L’Institut met ensuite la lumière sur les points phares de la coopération militaire depuis le rétablissement des relations entre les deux pays, rappelant à cet égard que bien que le Maroc ait déjà de solides partenariats militaires avec les États-Unis et l’UE, « Israël offre un avantage supplémentaire à une armée désireuse d’améliorer ses capacités ».

« L’accès du Maroc à la technologie israélienne, et aux drones en particulier, lui permet de faire un saut en avant dans l’amélioration de sa puissance militaire », relève encore le MEI, notant que « l’acquisition de drones par le Maroc auprès d’Israël comprend cinq types différents d’unités: Heron, Hermes 900, WanderB, ThunderB, et Harfang ».

En outre, est-il souligné, l’accord de coopération militaire avec Israël comprenait un plan pour la construction de deux usines de drones au Maroc pour produire des drones « Harop », de même que le « développement d’industries de défense aérienne pourrait s’appuyer sur l’industrie aérospatiale existante du pays ».

Hespress

admin

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